Stephen Curry, une icône enfin accessible?

Wardell Stephen Curry II est un meneur de basketball de la NBA jouant sous le maillot des Warriors de Golden State, double MVP (Most Valuable Player) en 2015 et 2016, un des meilleurs joueurs de la décennie, un des meilleurs tireurs à 3 points de l’histoire, double champion NBA, recordman de victoires en saison régulière (un ratio de 73 victoires pour 9 défaites lors de la saison 2015-2016) et est le joueur qui vend le plus de maillot de basket dans le monde devant un certain LeBron James. Rien que ça.

Pourtant, si ce meneur de jeu de 30 ans est tant aimé dans le monde du sport, ce n’est pas pour son capital beauté, son physique ou ses sorties médiatiques, mais bien pour sa simplicité et sa joie de vivre. Quand on pense à « Steph », on le voit tirer à 2 mètres de la ligne à 3 points, en déséquilibre, sous l’hystérie de la foule et des commentateurs au bord du terrain, suivi de sa fameuse célébration aussi marrante qu’enfantine consistant à remuer les épaules avec un grand sourire. Vous l’aurez imaginé, Curry est un joueur qui ne laisse pas indifférent. Révolutionnant le jeu de la NBA et le basket tout court, il rayonne aussi parce qu’il est un exemple accessible. Sous cette carcasse d’1 mètre 90 se cache un homme simple, souriant au quotidien et un père de famille affectif, bref un « monsieur tout le monde » me direz-vous et vous n’êtes pas les seuls à penser ainsi. Il y a peu, lors d’une interview, voici ce que disait Reggie Miller, l’un des exemples de Stephen lorsqu’il était plus jeune (attention c’est un peu cru) : « Stephen Curry est la preuve vivante qu’il n’est pas obligatoire d’être un trou du cul pour réussir ». Sympa le compliment de l’aîné.

Toujours pas convaincu ?

Voici la preuve alors que Curry fait parti du commun des mortels : l’homme n’est pas indestructible. En effet, c’est un joueur aux « pieds d’argile ». Sur 82 matchs de saison régulière, Stephen n’a joué que 26 matchs lors de la saison 2011-2012 et seulement 51 cette saison en raison de genoux, chevilles et pieds désobligeants. De plus, l’homme a aussi des failles : il peut être tantôt excentrique comme en témoigne sa passe dans le dos lors du match 7 décisif des finales NBA 2016 et, d’autre part, il n’est pas du genre à manier la langue de bois, ce qui lui a valu des critiques lors de ses déclarations sur le week-end du All-Star, qui est un match regroupant les meilleurs joueurs de la saison et un événement très important pour le monde du basket, critiquant la course-contre-la montre que représente cet événement ou encore lorsqu’il a émis l’idée de ne pas rencontrer le président Donald Trump alors que la tradition l’y oblige (le président reçoit en personne chaque année, au mois de janvier, les champions en titre, tout cela étant évidemment télévisé) en raison des déclarations et la position politique du président des Etats-Unis.

Loin des athlètes qui semblent inatteignables et intouchables comme LeBron James ou Michael Jordan, Stephen Curry rappelle lors de chaque match à quel point la banalité a du bon. Loin des stéréotypes, Curry se fait petit à petit une place dans l’Histoire du sport et si je retiens généralement un mouvement ou un moment pour chaque star du ballon orange, s’agissant de ce cher meneur, je retiendrai son grand sourire et sa passion débordante pour le jeu qui nous passionne tant.

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