Alors « Inferno », ça vaut quoi ?

Si vous comptez écouter « Inferno », je vous conseille préalablement d’aller sur Youtube et de regarder l’interview d’Alkpote portant le titre « Un dimanche chez les nazis avec Alkpote », mais aussi d’activer votre 10ème degré. Une fois ces deux choses faites, vous pouvez mettre en route l’écoute du dernier album de l’artiste que l’on ne présente plus : l’Empereur du Sale.

Composé de 12 titres et sorti le 27 avril dernier, « Inferno » est à l’image de son concepteur bien-aimé : sombre, mais diversifié. Avec du recul, le projet s’écoute facilement et le rap d’Alkpote est toujours autant hypnotisant. Alors « Inferno », ça vaut quoi ?

Si le projet est relativement court, il est cohérent et c’est ce qui convient parfaitement à « l’Empereur du Sale ». Puissant dans ses mots, ce dernier crache son venin sur l’auditeur dès les premières phases entamées. De ce fait, si l’album est de qualité, il est à tenir loin des oreilles des enfants. Ce qui ressort principalement de ce projet, c’est qu’Alkpote ne tourne pas en rond malgré sa longévité dans le rap. Si le rappeur évoque ses thèmes préférés durant tout le projet, à savoir les relations sexuelles, les fellations, la drogue, les super-héros, les personnalités politiques, les vedettes de la télévision ou encore sa ville d’Evry, il arrive toujours à faire passer des émotions et à évoluer, à s’adapter au rap actuel, sans pour autant se travestir. Je dirai même plus, il s’améliore avec le temps, comme il le dit lui-même dans le titre « John H. Snow ».

Alors que le projet ne comporte pas de featurings, il n’est pas pour autant redondant. En effet, avec ses multiples personnalités, l’homme aux lunettes noires est capable de poser sur différentes productions, aussi bien sur de la Trap que sur des airs de musique maghrébine. Cependant, il ne faut pas écouter cet album comme un simple album, car comme pour tout projet d’Alkpote, il vaut mieux faire preuve de concentration et avoir les paroles sous les yeux afin d’entrer dans l’univers de l’artiste. C’est ce qui fait à la fois la force et la faiblesse de ce dernier. Pourtant, on ne s’en lasse pas et « Inferno » est déjà l’un des meilleurs albums de rap de 2018. Oui monsieur.

Coups de cœur : Traquenard, Eau de Javel, PDLP, Interlude Maths, Écailles de poisson et le Nouveau Doc

Coups de blues : aucun 

Note : 18,5/20

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