Tokarev, on récolte ce que l’on sème

Paul Maguire, désormais père de famille rangé, est rattrapé par son passé d’ancien criminel lorsque sa fille Caitlin est kidnappée. Il réunit alors ses deux anciens partenaires et doit se replonger dans le souvenir de ses erreurs passées pour tenter de retrouver sa fille et les coupables (source : Allociné).

Le spectateur et pseudo-expert que je suis est mitigé. Mitigé, parce que les premières minutes de ce film ressemblent à une version Lidl de Taken, puis finalement, en laissant une seconde chance à Tokarev, j’ai pris du plaisir. En d’autres termes, on commence par un bon navet, on termine en apothéose. Le juste-milieu n’existe pas avec ce film. Troublant.

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Avant d’entrer dans les détails, j’aimerais tirer mon chapeau à la réalisation. Quel boulot ! Les ralentis sont très propres et bien sentis, les scènes d’action sont prenantes et le choix de la bande-son est bon. Applaudissements.

Concernant l’acting, je n’ai pas de critiques négatives à évoquer avec vous, c’est correct. Rien d’exceptionnel, mais ça fonctionne. Contrairement à Vengeance, Nicolas Cage est bon. En effet, à titre tout à fait personnel, je trouve que le rôle de l’héros souffrant lui va bien. Sombre sans aucun doute, et cela le rend attachant.

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Si Tokarev n’est pas à ranger dans le rayon navet, c’est parce qu’il véhicule un message important : tôt ou tard, on doit payer pour nos erreurs. Justement, ce film s’appuie sur cette thématique pour développer les tiraillements de son personnage principal (Paul Maguire), des songes du passé qui vont ruiner son présent et anéantir tout futur envisageable. Rien que parce que ce film est né d’une idée, je ne peux me résoudre à cracher dessus, malgré les défauts qu’il a. Bonne réalisation et thématique intéressante, tout ce qu’il faut pour me captiver.

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De ce fait, après mûre réflexion, je pense que Tokarev fait parti de ces films où le « ni chaud, ni froid » est tout bonnement impossible. Soit on aime, soit on aime pas. Je ne fais pas exception à cette règle et, après une longue rétrospection sur ma vie durant environ 2 minutes 30, je pense faire partie de la première catégorie. Ainsi, sans que ce soit un chef-d’oeuvre, j’ai passé un bon moment devant ce film et il m’a donné matière à réfléchir. Je vous le recommande, à moins que vous ayez, vous aussi, un lourd tribut à payer. Descente aux enfers assurée dans ce cas.

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