Alors « Internet », ça vaut quoi?

2017 était l’année de sa révélation, 2018 sera-t-elle l’année de la confirmation pour Lord Esperanza ? Celui qui ne se définit pas comme un rappeur, mais plutôt un artiste à part entière, est déjà de retour après une année 2017 forte de deux projets (Polaroïd et Drapeau Noir) et de succès. Composé de seulement 7 titres, à l’image de ce qu’à fait Kanye West avec Ye et KID SEE GHOSTS, le nouveau projet du Lord interpelle. Alors Internet, ça vaut quoi ?

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« Mais qu’est-ce que je viens d’écouter ? », voilà mes premiers mots, alors que je venais seulement d’engloutir Internet. Il n’y a peut-être que 7 titres, mais ce projet, qui semble être un amuse-bouche en vu de la suite, est un véritable ovni. Oui, je pèse mes mots, un OVNI.

Dans une ambiance sombre et mystique, qui colle d’ailleurs bien au personnage qu’est celui qu’on surnomme l’Enfant du siècle, ce projet est d’une intensité rare. Cela se ressent dès les premières minutes, ce projet est brut, à l’image de son auteur. Pas de fioritures ou de longueurs, place à une démarche sincère et authentique de la part de Lord Esperanza. Rare, mais très intéressant.

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Si le projet est frappant, que dire de l’artiste ? Je le découvre sur le tard, c’est bien dommage. En effet, mise à part le titre Drapeau Noir issu de son premier projet, je ne savais rien du Lord avant d’écouter Internet. En quelque sorte, ce n’est peut-être pas si mal finalement, car ce projet ressemble à une carte de visite. Autant tout de suite vous le dire, ce n’est pas le talent qui manque dans cet EP.

Artistiquement, Lord Esperanza est une fusion de Lomepal, de Brav et de Post Malone. En termes de flows, je ressens l’influence de rappeurs comme Nekfeu et Joke chez ce jeune artiste. Rien de bien étonnant, je suis de la même génération que lui et j’écoutais le même type de rappeurs. Mais attention, on est loin du copier-coller, le natif de Paris a un véritable style qui n’appartient qu’à lui-même. 

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Outre une intensité derrière le micro que j’ai rarement entendu, j’ai été bluffé par son écriture et les thèmes qu’il évoque dans ces textes. Véritable poète dépeignant l’absurdité de l’Homme dans Boulevard, hargneux et ambitieux sur le titre Internet ou encore tendre et dans le bon ton avec Love Courtney, je suis obligé de louer son écriture. Sincèrement, je pense que je vais réécouter une seconde fois cette EP pour capter l’entière essence de celui-ci.

Honnêtement, je ne pense pas me tromper en vous disant qu’on est loin d’avoir fini d’entendre parler du Lord en 2018. Ce projet semble n’être que la partie visible de l’iceberg. Restez attentif, il pourrait surgir aussi vite qu’un clic sur Internet.

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Coups de cœur : Roi du monde, Et alors ?, Ce soir ne nous appartient pas et Love Courtney. 

Coups de blues : aucun !

Note : 18/20. 

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