Bushwick, une agréable surprise (bonus : coup de gueule contre les critiques cinéma)

En sortant du métro pour aller chez sa grand-mère avec son petit-ami, Lucy se retrouve dans les rues de Buschwick un quartier de Brooklyn, plongé dans un véritable bain de sang. Dans un contexte de séparatisme vis-à-vis de l’Union, les milices texanes envahissent New York pour en faire leur base d’opérations sur la Côte Est et s’en servir d’outil de négociations. Face à ce chaos, Lucy se réfugie dans le sous-sol de Stupe, un robuste vétéran. Ce dernier l’aide à traverser, à contrecœur, les quelques blocs de Bushwick la séparant de la maison de sa grand-mère – en supposant que celle-ci existe toujours (source : Allociné).

En voilà un bon film d’action ! A mi-chemin entre le film American Nightmare et le jeu-vidéo The Division de la série « Tom Clancy’s », Bushwick fut pour moi, une belle surprise. Une histoire intéressante, une bonne réalisation et un acting pertinent, ce film réunit les ingrédients d’un bon divertissement, de quoi passer 1h34 sympathique.

Niveau coup de cœur, j’ai adoré le parti-pris de la réalisation qui a décidé de filmer entièrement le fil à l’épaule. Le résultat ? Une immersion totale dans le film, où le spectateur à l’impression d’être le troisième personnage principal, personnage qui doit survivre au beau milieu d’une guerre civile. Aussi captivant qu’oppressant, la tension est d’ailleurs bien renforcée par un jeu de couleur exploitant des teintes de gris permettant de créer une atmosphère qui colle parfaitement à l’histoire. Rien que pour la réalisation, il m’est impossible de dire que Bushwick est un mauvais film, sincèrement.

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L’autre bonne surprise de ce film, c’est l’acting. Autant si je savais que Brittany Snow (Lucy) n’était pas une mauvaise actrice, je suis obligé de tirer mon chapeau à David Bautista (Stupe). Un peu ridicule dans Kickboxer : Vengeance, Bautista dans mon esprit a toujours été destiné à jouer le rôle du gros bras ou du méchant, rien de plus. Je dois donc faire mon mea culpa, parce qu’il n’est pas mauvais du tout dans ce film. J’irai presque jusqu’à dire qu’il a du talent, surtout lorsque j’ai découvert que face à la caméra, il était capable d’interpréter un personnage rongé par son passé, fort mais rempli de tristesse et parfois même de compassion. Il en viendrait presque à éclipser Brittany Snow, qui exploite bien son personnage, se permettant de montée en puissance en corrélation avec le niveau de tension du film.

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Ce qui est intéressant avec Bushwick, c’est que même si l’histoire peut paraître un poil tiré par les cheveux, la mise en scène est si captivante que le spectateur se permet d’y croire et que, même si on ne présente pas réellement les personnages, celui-ci s’y attache et ressent presque de l’affection pour ces derniers. Jolie prouesse sachant que les enjeux sont un peu difficile à cerner et que la fin du film est en décalage avec ce qui se fait dans les films d’action plus ou moins normaux. Intéressant, mais surtout rafraîchissant.

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C’est là qu’intervient mon coup de gueule et que je dégaine ma plume affûtée comme le ferait mes potes de Bushwick de ci-dessus avec leurs armes : les critiques cinéma sont-elles encore vraiment pertinentes en 2018 ? Je m’explique : avant de regarder ce film, j’en avais déjà entendu parler puisque j’avais vu des bandes-annonces sur YouTube quand le film était sorti. Du coup, je suis allé sur Internet pour regarder ce qu’en disait les critiques. Les notes ? 2,3/5 pour Allociné et 5,2/10 pour SensCritique. Si je m’étais basé sur ces notes, je suis honnête avec vous, je ne l’aurai certainement pas regardé. Heureusement, j’ai suivi mon instinct.

Sérieusement les gars, c’est quoi ces notes ? Si encore les réalisateurs (Cary Murnion et Jonathan Miliott) avaient revendiqué faire un blockbuster ou un film qui changerait l’avenir du cinéma je comprendrai, mais ce n’est pas le cas. J’ai même lu que ce film comportait un message politique violent et qui ne menait à rien. Si je me doute bien qu’il y a une intention politique derrière Bushwick, je trouve que certaines personnes semblent oublier que c’est un film d’action, c’est-à-dire avant tout un divertissement.

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Honnêtement, je ne pense pas qu’il faille juger tous les films que l’on voit d’un point de vue politique. Sinon que dire alors de grands films comme Forrest GumpMatrixInception ou même un film profondément politique comme La Ligne Verte ? Jugera-t-on bientôt la musique sous le spectre de la politique ? C’est fatiguant les copains, j’ai déjà du mal à me résoudre que des critiques se permettent de donner des notes à un film, alors si l’avenir de la critique passe par là, je sens qu’un jour un Frosties va mal passer et que je vais mourir étouffé, le tout dans un énième acte politique de contestation face à une brique de lait déjà vide.

Vous commencez à me connaître, si je me permet du juger avec une notation purement artistique des albums de rap, je préfère mise sur la formule « je vous conseille/déconseille » suivi du film en question. Et c’est par là que je vais clôturer cette (longue) chronique cinéma : je vous conseille Bushwick, ni plus, ni moins.

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