Docteur Patch, un petit bonheur

Voici l’histoire vraie d’un étudiant en médecine qui défia la profession et risqua son avenir en prônant les vertus thérapeutiques du rire. Tout commence en 1969, quand Hunter Patch Adams, admis dans un hôpital psychiatrique après une tentative de suicide, découvre qu’il a le don de réconforter les patients par ses clowneries.

En 1971, Patch commence ses études de médecine. Sa gaieté lui attire d’emblée l’inimitié de ses condisciples et l’hostilité du recteur Walcott. Mais Patch persévère. Intimement convaincu du bien-fondé de sa philosophie, il appliquera avec succès ses théories (source : Allociné).

Ça faisait longtemps. Oh oui, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas vu un film aussi beau. Dans la lignée des Forrest Gump, La Ligne verte ou encore Old Boy, Docteur Patch s’est fait une belle place dans mon cœur. C’est peut-être ridicule pour certaines personnes, mais je n’en ai que faire : ce film m’a touché, vraiment. Pourquoi ? Parce que c’est une leçon de vie sublimement interprété par un Robin Williams (Patch) au sommet de sa forme.

Le ton est à présent donné, je peux manier les mots comme Robin maniait les émotions. Je n’ai vu ce film qu’une seule fois, pourtant je l’assimile déjà à un classique. La réalisation, le message, l’ambiance ou encore les acteurs, tout y est, au point que j’ai beau me creuser la tête, rien ne me vient à l’esprit lorsque je réfléchis à un point négatif concernant ce film. C’est très troublant, mais à la fois tellement appréciable.

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Docteur Patch, c’est typiquement le film qu’il faut montrer à ses enfants. La raison ? Il redonne foi en l’être humain. Oui, un sacré exploit de nos jours. Si vous n’êtes pas encore devenu totalement froid à cause de ce monde, il y a de grandes chances alors que ce film parle à l’enfant qui sommeille encore en vous. En toute honnêteté, ce fut mon cas.

C’est peut-être d’ailleurs ça, la force de ce film : jouer sur la corde de la légèreté et de la sensibilité durant presque 2h, sans pour autant tomber dans le « too much ». Loin d’être une mince affaire, car convaincre un spectateur avec un film où il n’y a pas d’actions, c’est loin d’être commun de nos jours. Mais Docteur Patch, et plus précisément Robin Williams, ont réussi à le faire.

 

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Car oui, si ce film est excellent, c’est parce que son acteur principal est grandiose : monsieur Robin Williams. Je ne pense pas me tromper lorsque je vous dis que c’est un acteur qui a marqué le monde du cinéma de son empreinte. Logiquement, en voyant Docteur Patch, j’ai eu une profonde tristesse. En effet, en pensant aux thèmes de ce film (aider son prochain, l’amour, le rire, …), je ne peux m’empêcher de regretter les conditions dans lesquelles ce brillant acteur nous a quitté (le suicide). On ne vous oublie pas monsieur, même 4 ans plus tard. 

Si je l’ai découvert avec Peter Pan et que je l’ai aimé avec Will Hunting, je l’ai véritablement adoré avec ce film. Qui de mieux que notre cher Robin lorsqu’il s’agit d’interpréter l’affection et la tendresse sur un grand écran ? Je ne suis pas loin de dire personne. Oups, je l’ai dit. Sa performance est un pur petit plaisir.

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Avec un tel film, l’adjectif « beau » prend tout sens sens. Rien que pour cela, je vous le conseille, histoire de pleurer un peu, mais surtout de beaucoup rire !

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16 commentaires sur “Docteur Patch, un petit bonheur

  1. Au moyen âge, le rire n’était pas autorisé pendant la période extra-carnavalesque, et rire quand même pendant cet espace de temps était ressenti comme une menace pour l’ordre établi, le tabou ayant entre autres une fonction de protection.

    Robin William qui exprime merveilleusement bien la complexité de l’humain, sa profondeur, a cette aptitude à accéder au chemin des émotions, les siennes, mais aussi celles de ceux qui le regardent, et c’est son grand point fort. Il incarne les personnages qu’il interprète avec sensibilité, humanité, bienveillance, tendresse… Je comprends bien que ces patients se sentent à nouveau appartenir au monde des vivants, par le rire qui est communication avec eux-mêmes et avec les autres, avec leur environnement, une forme d’indépendance, de liberté par rapport à leur enfermement dans « un statut de malades », par des gens prisonniers eux-mêmes de leurs représentations et de leurs belles certitudes, déniant du coup l’humanité de leurs patients. On sourit, on rit, on est pris d’un fou-rire irrépressible, en un mot on vit ! Oui, Robin William est lui-même une magnifique émotion. J’ai vu quelques-uns des films que vous citez, pas celui qui est présenté, mais je me ferais une immense joie de le regarder s’il croisait mon chemin. La critique que vous en faites Thomas est très belle, très sensible, très touchante, et j’ai eu beaucoup de plaisir à sa lecture. Merci !

    Aimé par 3 personnes

    1. Je prends toujours autant de plaisir à lire vos commentaires, j’ai de la chance d’avoir une superbe communauté qui me suit dans mes projets, merci !
      Concernant votre propos sur le Moyen-Âge, je viens d’apprendre quelque chose de très intéressant, merci !

      Aimé par 2 personnes

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