Les poings contre les murs, une leçon de vie

Eric est un jeune délinquant violent prématurément jeté dans le monde sinistre d’une prison pour adultes. Alors qu’il lutte pour s’affirmer face aux surveillants et aux autres détenus, il doit également se mesurer à son propre père, Nev, un homme qui a passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux. Eric, avec d’autres prisonniers, apprend à vaincre sa rage et découvre de nouvelles règles de survie, mais certaines forces sont à l’œuvre et menacent de le détruire… (source : Allociné)

Vous devez voir ce film. Direct comme début d’analyse, n’est-ce pas ? Et pourtant, je vous l’assure : vous devez voir ce film. Ce film m’a énervé, il m’a touché, il m’a fait rire et il m’a rendu triste. C’est grave docteur ? Oh non, cela veut juste dire que Les poings contre les murs est un film magnifique que je me dois de chroniquer.

A travers le milieu carcéral, ce film arrive à toucher des thèmes comme la violence, l’enfance difficile, le manque d’un père, les relations père-fils, l’ouverture sur le monde ou encore la main tendue vers son prochain. Alors je vais me répéter, vous devez voir e film. 

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Je pense que c’est bien la première fois que je vois un film qui paraît si vrai et qui est à la fois si fort, sans tomber dans le « too much ». Les poings contre les murs, c’est une véritable immersion en prison, dans un monde carcéral parfois sans foi ni loi, dans un monde qui peut-être aussi violent qu’attachant quand on s’y intéresse de plus près. Chapeau aux metteurs en scène pour ce travail de recherches si précis et cette atmosphère qui semble si réelle que le spectateur semble plonger dans un documentaire.

Je dois bien admettre que, malgré ma faible connaissance du cinéma anglais, on sent la patte « British » avec Les poings contre les murs. D’une part à travers les acteurs, d’autre part avec la qualité de réalisation qui est ultra intéressante sur bien des aspects. Je ne pense pas me tromper en vous disant qu’avec l’évocation de tels thèmes, ce film pourrait se casser la gueule quasiment à n’importe quel moment, mais ce n’est pas le cas, loin de là même. Le film est d’une justesse à couper le souffle et est très équilibré. Même la fin de ce film est très intéressante puisqu’elle laisse l’imagination du spectateur faire. Très intéressant.

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J’ai eu un gros coup de cœur pour Jack O’Connell, l’acteur principal qui interprète Eric. Récompensé pour son rôle, il est à l’image de ce film, tout en puissance et en sobriété. En parlant de puissance, que dire du message de cette oeuvre… A montrer aux grands comme aux petits, Les poings contre les murs ressemble à un espoir, celui d’aider son prochain malgré lui. 

Pour clôturer cette chronique, j’aimerai souligner le fait que ce film ne comporte aucune musique, mise à part celle des portes qui claquent, des pas des gardiens qui retentissent et des discussions des prisonniers. Ce n’est peut-être pas plus mal, car le message de ce film est si fort qu’avec une bande-sonore, le risque de tomber dans le mélodrame aurait été grand. Un pari efficace et réussi, tout comme ce film. 

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15 commentaires sur “Les poings contre les murs, une leçon de vie

  1. Si nous n’étions un tant soit peu vigilant et, pour tout dire, doté d’une certaine curiosité, il y a certains « petits » films qui nous échapperaient, et ce serait bien regrettable…. C’était le cas pour « Tristesse Club », c’est le cas également pour « Les Poings contre les murs », même si, naturellement, le registre est totalement différent, c’est le moins que l’on puisse dire!
    « Les Poings contre les murs » appartient à ce cinéma britannique qui, si souvent, nous réserve des surprises de cet ordre.
    Naturellement, ce n’est pas la première fois que l’on traite au cinéma du monde carcéral, et ce n’est pas en cela que le film est original. Ce qui en fait tout l’intérêt, c’est le haut degré de dénonciation de ce monde à la violence primitive et l’on comprend très vite pourquoi le film est interdit aux moins de douze ans! Le film se passe exclusivement à l’intérieur de la prison et la mise en scène et le propos sont d’une telle exigence, d’une telle rigueur intellectuelle, qu’à aucun moment on n’a l’occasion de souffler: on est en permanence sous le choc des émotions, l’atmosphère est extrêmement tendue, rien ne détourne l’attention, aucune digression, le film est tout d’un bloc et le public ne ressort pas indemne de la projection…
    La sauvagerie d’êtres humains qui semblent revenus à l’état le plus primitif, tant du côté des prisonniers que du côté de l’administration pénitentiaire, est renforcée par le scénario, dans la mesure où un fils et son père se retrouvent dans la même prison, avec un très lourd passé, un très lourd contentieux à régler. Hormis la violence filmée d’une manière extrêmement réaliste, de nombreux autres thèmes sont abordés, les relations entre les personnages constituant l’élément essentiel du film.
    Les acteurs, dans un registre totalement éprouvant, sont à la hauteur et portent le film avec énormément de conviction et, même si le traitement psychologique des personnages paraît parfois moins convaincant par manque de nuances, c’est un film qu’il faut accepter de voir, un film indispensable sur le milieu carcéral, surtout pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que la prison aboutit forcément au contraire de ce pour quoi, en principe, elle a été créée. Le film n’est absolument pas didactique, mais le constat n’en est que plus fort, plus violent.
    Bref, un film important…

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    1. Quel magnifique commentaire, pleins de bon sens, merci ! Je suis tellement d’accord avec votre propos, autant sur le côté primitif que vous avez judicieusement souligné que vos mots sur le milieu carcéral. Merci !

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  2. Ca m’a donné envie de le voir! En plus Jack O’Connell avait joué dans la série Skins lorsqu’il était plus jeune (où il avait aussi un rôle un peu « torturé » mais qu’il réussit à incarné à la perfection) et je l’avais adoré!

    Aimé par 1 personne

      1. Je le trouve dur, autant dans la violence physique qui peut régner dans le milieu carcéral que dans les relations humaines, mais on ne tombe jamais dans l’excès contrairement à d’autres films de ce genre. Ce qui le rend vrai ou juste, je ne trouve pas le bon terme. C’est un film certes dur à regarder mais la violence et la fraternité sont bien dosées, ce qui montre une potentielle réalité de la prison et le jeu d’acteur est excellent.
        Je n’avais pas remarqué la 1ère fois qu’il n’y avait aucune musique dans ce film, chose suffisamment rare pour être mentionné, effectivement.

        Aimé par 1 personne

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