« Le rap est misogyne », on en parle ?

Avant-propos : avec cet article, j’ai bien conscience que je m’attaque à un problème de mentalités, à une forme de discrimination artistique et, surtout, que je vais totalement à contresens par rapport à ce que les grands médias aimeraient nous faire croire. Non cher M. Zemmour, le rap n’est pas « une sous-culture » et le rapprochement fait ces derniers temps entre la misogynie et le Hip-hop me pose un véritable problème. 

Bien entendu les amis, comme d’habitude, la parole et la plume sont libres sur mon petit site. Pas de censure ici, vous avez le droit de donner votre avis, même s’il est différent du mien. Commençons. 

Avez-vous entendu parler de la polémique concernant le rappeur Damso et les féministes, qui a eu lieu il y a seulement quelques mois en Belgique ? Si ce n’est pas le cas, ne vous inquiétez pas, je vais vous faire un bref résumé de cette affaire qui me pousse, aujourd’hui, à écrire ces mots.

Damso est un rappeur belgo-congolais qui connaît un énorme succès depuis 2016, un succès qui a dépassé les frontières de son pays pour devenir un succès francophone, puis mondial. Considérant qu’il était l’artiste parfait pour représenter la diversité de l’équipe de football belge, il a été choisi pour composer l’hymne de la Belgique pour le mondial en Russie qui s’est déroulé cet été.

Cependant, si les footballeurs belges étaient ravis par cette nouvelle, ce ne fut pas le cas de tous le monde puisque les féministes belges ont manifesté en masse pour changer de compositeur, prenant en exemple, à l’époque, le dernier tube commercial de Damso, c’est-à-dire le titre Macarena dans lequel il racontait, en musique, une aventure qu’il aurait eu il y a quelques années avec une femme mariée qu’il a ensuite délaissé.

Malheureusement, à quelques semaines de la fameuse Coupe du Monde, le rappeur s’est vu retiré l’honneur de faire l’hymne de son pays, donnant par la même occasion une victoire pour les féministes qui avaient envahi les médias les mois précédents cette décision, déclarant que Damso était misogyne et qu’il était l’exemple même du sexisme dans le rap. 

Forcément, le monde du Hip-hop était abasourdi par une telle nouvelle, surtout que seulement quelque temps auparavant, l’artiste avait teasé une petite partie de l’hymne qu’il avait composé, une chanson dans laquelle il prônait l’amour et l’unité.

Ma réaction face à cette nouvelle ? « Les clichés l’ont emporté sur la musique ». Du coup, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains, d’aller à l’encontre des bons-penseurs et vous parlez à cœur ouvert, malgré les possibles critiques auxquelles je m’expose.

damso-realise-lhymne-officiel-de-lequipe-de-belgique-pour-la-coupe-du-monde-2018Doc-Gyneco-J-ai-eu-le-fantasme-de-la-bourgeoise-1

J’ai 21 ans et j’écoute du rap depuis bientôt 10 ans. Suis-je un bandit en marge de la société comme les stéréotypes aimeraient nous le faire croire ? Non, seulement un licencié de droit d’une famille « moyenne classe » qui, comme vous le voyez, ne deale pas de la drogue, mais bien des mots pour vous écrire des articles. Ce paragraphe est un petit clin d’œil pour tous ceux qui pensent que le rap est une musique pour les jeunes de quartiers et les délinquants : non, le rap est une musique universelle qui s’adresse à tous. 

Passons maintenant à la question qui tue : le rap est-il misogyne/sexiste ? A cette question, je répondrai non, du moins pas que les autres styles musicaux. 

banner-rapellesbanner-vinsedito-sexisme-mr1

Si vous pensiez que le sexisme dans la musique se limitait au rap qui promotionnerait des clips provocateurs et des paroles vulgaires, laissez-moi vous montrez que la misogynie est un mal bien plus profond qui est présent dans tous les styles musicaux : des « salopes » de Georges Brassens dans Concurrence déloyale à « Mélissa, une métisse d’Ibiza, a des seins tous pointus » de Julien Leclerc dans Mélissa, en passant par « J’ai envie de violer des femmes, de les forcer à m’admirer » de Michel Sardou dans Les villes de grande solitude, « J’les prends ces petites bébêtes, Teckel chow-chow en levrette » de Serge Gainsbourg dans Je pense queue, « Je t’ai culbutée dans la paille, tu as pris ton pied » de Renaud dans Adieu Minette et « Je veux une petite princesse juive humide, qui mâche son chewing-gum trop longtemps et couine quand elle jouit » de Frank Zappa dans Jewish Princess, nous avons là des paroles dessinant un portrait peu flatteur des femmes et, pourtant, ce n’est pas du rap, mais de la variété et du rock. 

Toujours pas convaincu ? Prenons alors un exemple récent avec le clip d’un tube planétaire que vous avez certainement fredonné l’été dernier : Despacito de Luis Fonti en featuring avec Daddy Yankee. Je vous dispense de regarder les 4 minutes 41 du clip, la première minute suffit amplement pour illustrer mes propos : en seulement 60 secondes, nous avons le droit à des gros plans sur les fesses et la poitrine d’une figurante du clip, et cela à plusieurs reprises. 

Et je ne vous parle même pas de Blurred Lines de Robin Thicke, T.I. et Pharrell, un titre ayant connu un fort succès en 2013 et qui atteint le sommet du sexisme et de la misogynie : des paroles où les artistes comparent la femme à un animal et à un jouet, et un clip avec des femmes en petites tenues qui se trémoussent.

Vous voyez où je veux en venir les amis ? Si le rap est sexiste, il ne l’est pas plus qu’un autre style musical. En effet, à mon humble avis, le problème est plus profond : c’est l’industrie musicale qui est sexiste. 

Un exemple précis ? Regardez les femmes qui font parler d’elles en 2018 et qui ont récemment sorti un album : Cardi B (Invasion of Privacy) et Nicki Minaj (Queen). Sont-elles au sommet grâce à leur talent ou parce que ce sont des femmes qui jouent avec les codes sexistes, n’hésitant pas à mettre leurs formes et la vulgarité en avant ? Sincèrement, qu’il y a un peu des deux et elles l’ont rapidement compris, jouant avec ces fameux codes pour être dans la lumière, bien que leur talent soit indéniable.

nicki_minaj_d__voile_un_clip_tr__s_color___pour__barbie_dreams__3765cardi-b-est-elle-plus-puissante-que-beyonce

Si le sujet vous intéresse, je vous laisse avec deux vidéos intéressantes qui traitent de ce sujet. Ne pointons pas du doigt une chose parmi un ensemble, mais plutôt l’ensemble qui conditionne cette chose.

PS : lorsque je parlais du cas Damso, j’aurais pu faire un parallèle avec l’histoire mêlant Orelsan et des féministes, mais je n’en ai pas vu l’utilité puisque la justice a donné raison au rappeur, prouvant une nouvelle fois que les féministes se sont trompés de cible. 

D’ailleurs, si un topo sur le sexisme dans notre société vous intéresse, je vous conseille ce livre :

//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?ServiceVersion=20070822&OneJS=1&Operation=GetAdHtml&MarketPlace=FR&source=ac&ref=tf_til&ad_type=product_link&tracking_id=lesmilleetu0c-21&marketplace=amazon&region=FR&placement=2748514734&asins=2748514734&linkId=2151b166029d3da0c419dc3896942579&show_border=false&link_opens_in_new_window=true&price_color=333333&title_color=0066c0&bg_color=ffffff

Tu as aimé cet article et tu veux m’aider à faire vivre ce site ? N’hésite pas à faire un petit don alors !

Malgré des milliers de vues par mois et un plan Premium sur WordPress, je n’ai récolté que quelques centimes après plusieurs mois de travail et de nombreuses heures passées derrière mon écran avec mon petit blog. Du coup, si tu as envie de m’aider à faire vivre ce site tout en me permettant de gagner un peu ma croûte avec, j’ai mis en place ce petit système de dons qui, bien entendu, n’est pas obligatoire. La bise !

€1,00

Publicités

29 commentaires sur “« Le rap est misogyne », on en parle ?

  1. Tout à fait d’accord d’autant que même moi qui y connait pas grand chose étant plus métal je me dis Black Barbie, Casey, Keny Arkana, Diams…les femmes rappeuses au style loin des clichés sexy et qui ont souvent des messages féministes ou du moins forts et politiques dans leur texte ça manque pas en plus. Bon après Zemmour son rôle social et toute sa carrière ça se résume à dire des conneries sur des trucs que les vieux connaissent généralement mal pour créer des polémiques à la con histoire que les gens se concentrent sur ça quand le gouvernement passe des lois de merdes en douce alors je pense que le mieux c’est de continuer à prouver le contraire de ce qu’il raconte en action dans les domaines qu’on aime et le laisser continuer à parler tout seul. Les jeux vidéos, les mangas, le métal, le rap, il y a plus longtemps les jeans, les hippies, le rock’n roll et j’en passe chaque fois qu’un truc plait aux jeunes c’est la même vieille rengaine. Enfin juste un dernier détail tant qu’à éviter les clichés les jeunes des quartiers populaires de banlieue sont très loin d’être tous des délinquants hein, je pense pour en être une que mon exemple suffira à le prouver ^^. Ceci dit juste une question comme ça est ce qu’à force de devenir de plus en plus mainstream le rap est pas en train de perdre un peu de ce qui fait sa force contestataire?

    Aimé par 1 personne

    1. Exactement, je n’aurai pas mieux dit et je suis totalement d’accord, des rappeuses que tu as cité, à Zemmour et les jeunes de quartiers, c’est totalement juste et tu prouves mes dires !

      Concernant le côté mainstream, je vois ce que tu veux dire et je pense que c’est la tendance qui veut cela : en devenant une musique « grande échelle », le rap devient grand public et perd ce côté contestateur ! A voir comment cette musique va évoluer avec le temps !

      J'aime

      1. Oui c’est sur mais c’est plus l’avenir de la contestation populaire que celui du genre musical en soi qui lui semble assuré qui m’inquiète un peu parce que je vois pas grand chose qui vient remplacer le rap dans ce rôle et j’ai l’impression que les contestations de notre jeunesse à nous sont de plus en plus récupérées par le système m’enfin c’est peut être juste moi qui fait ma vieille conne.

        Aimé par 1 personne

      2. Mais non ne dites pas ça haha, je suis d’accord avec vous ! Peut-être que la contestation se transmettra dans un autre style musical, comme le slam ou le retour du rock par exemple !

        J'aime

  2. Perso, le rap, ce n’est pas ma tasse de thé ! aïe, dès que j’en entends à la radio, je coupe le son, ça à le don de m’énerver, surtout lorsqu’on écoute attentivement les paroles !
    Mais, je dois dire que tu as raison sur le faite de dire que l’industrie musicale est malheureusement sexiste !
    La misogynie existe dans tous les domaines et dans toutes les classes sociales !!!
    Bonne soirée !

    Aimé par 1 personne

  3. Ton article est super intéressant!!!
    Pour ma part avant le lycée je n’écoutais que très peu de rap (j’écoutais surtout du rap US parce que je comprenais pas les paroles du coup ça me posait pas de problème haha!). En rentrant au lycée j’ai commencé à en écouter (surtout Nekfeu je dois avouer, mais je suis vraiment tombée amoureuse de sa façon d’écrire, je trouve que c’est un véritable poète). Tu me connais, la cause féministe est très importante pour moi et pourtant j’adore Damso. Une chanson que j’aime beaucoup c’est « Julien » qui a fait pas mal polémique. En l’écoutant ça m’a beaucoup fait penser à du Gainsbourg et je me suis dit « mais en fait lui aussi il écrivait des chansons hyper crues et sexistes » (par exemple sa chanson « Comic Strip » qui a une connotation hyper sexuelle je trouve…). Et puis je pense aussi que pour apprécier un rappeur il faut aussi l’écouter en interview! J’étais tombée sur une interview de Damso une fois et je l’ai trouvé super interessant et intrigant!
    Après bien sur je suis pas fan de tous les rappeurs, mais certains méritent mon respect car je vois que leur texte est super bien travaillé et qu’ils y mettent leurs tripes. Et puis comme tu dis, je crois bien que les chansons latino sont encore plus misogynes surtout au niveau de leur clip!

    Aimé par 1 personne

    1. Très intéressant ton témoignage !

      Comme toi, j’aime beaucoup regarder les interviews des artistes, ça me permet de mieux cernier leurs volontés sur leur projet et surtout leur façon de penser !

      Je suis totalement d’accord, ce sont les poètes modernes !

      Malheureusement, c’est triste de mettre en avant la femme de cette manière pour faire des vues…

      Aimé par 1 personne

  4. Ce n’est malheureusement pas le rap qui débloque. C’est la société qui traite les femmes sans respect. Et comme tu l’as si bien noté dans ton article, certaines chanteuses dites libérées mettent en jeux leurs formes dans leurs clips.
    Comment être crédible devant nos garçons, quand on est mère. Il suffit de regarder des pub pour voir l’irrespect faite aux femmes.

    Aimé par 1 personne

  5. Big Flo et Oli (autres rappeurs) disent à ce propos « hey les filles, vous n’êtes pas qu’une paire de seins et un cul. Arrêtez de danser sur des musiques qui vous insultent ». C’est vraiment trop trop misogyne ça.

    Aimé par 1 personne

  6. Très belle article. Je pense que le mot « misogyne » est utilisé beaucoup trop préciptemment dans certains cas. Je suis content que tu soulignes que le rap n’est pas le seul genre musical qui dégrade les femmes mais ça n’excuse le fait qu’il le font. Le problème ce n’est pas de montrer les fesses, ou de chanter le corps feminin mais c’est la façon dont c’est fait et nous sommes ensuite traiter de salopes quand nous embraçons nos rondeurs. Ça depasse la musique, c’est tout un monde assis sur la dégradation des femmes… Mais très bel élaboration.

    Aimé par 1 personne

  7. Très bon article, je suis une femme et j’écoute Damso, j’aime son style tranchant et sec, tous en montrant d’autres facettes parfois (mais juste un peu !) Je ne me sens pas outrée le moins du monde par ce qu’il dit, il dit juste de manière très brute ce que beaucoup pensent tout bas (et qui se reflète souvent dans leurs actions et au niveau comportemental)

    Aimé par 1 personne

  8. Je ne suis pas vraiment attiré plus que cela sur la ‘culture’ du Rhythm And Poesy. Mais je connais un peu de choses sur cette nouvelle forme de musique de dzeunes. M’enfin, pas vraiment en fait. Je suis d’une autre génération. Je veux, dire, quand j’ai appris en 1994 que Kurt Cobain était mort, c’est un ami qui parlait de lui au passé. Il avait son maudit album Nevermind sur son pupitre. Moi intérieurement je me disait « ah, il est mort maintenant? » parce qu’avec toute la propagande anti-drogue qu’ils faisaient à cette époque, et parce que moi j’associais Nirvana et Metallica et d’autres comme Alice In Chains, Soundgarden etc, dans le même sac de débauchés, ça ne m’étonnait pas du tout qu’un des nombreux « artistes » de ce genre de « musique » soit « tombé au combat » comme aiment disent les invertis des médias de masses.
    Example de propagande de 1990, contre les drogues (faut pas se faire des idées, en 1994 j’avais 12 ans, je n’écoutais plus ça, des p’tits cartoons de sales drogués):

    Voici ce que çá fait les ravages de la maudite drogue sur les dzeunes à cette époque-là:

    Maudite compagnie Starter qui coûtait trop cher, en plus.
    En 1990-91 j’avais acheté un ou deux paquets de cartes de rap dans un dépanneur:

    Et pour terminer mon commentaire pour le moins absurde, voici le seul et unique Robert Van Wrinkle!

    Faut savoir que quand ça a sorti au cinéma c’t’affaire-là (le film, PAS le monsieur danseur), on était tous excités à aller voir la suite de Teenage Mutant Ninja Turtle, film de 1990. Euh, bon…

    Bon, jusqu’à maintenant j’ai écrit du n’importe quoi dans mon commentaire. Alors, voilà, c’est pas seulement les rappeurs qui ont ou ont eu des problèmes avec les zombies ( https://leresiduedesante.blog/2018/07/28/ma-reflexion-sur-le-phenomene-zombie/ ). Dans le temps, NIrvana aussi avait eu des problème. Les zombies de l’époque pensaient (en se jugeant UNIQUEMENT sur le titre de la chanson, parce que sinon ils/elles auraient dus réfléchir, et c’était manifestement pas dans leurs habitudes) que la chanson Rape Me était une apologie du viol: http://secteurrck.over-blog.com/article-le-theme-du-viol-revu-par-nirvana-105665322.html

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour votre commentaire, je le trouve très intéressant !

      Cela prouve que les amalgames et les rapprochements douteux existaient déjà à l’époque et que, malheureusement, les mentalités n’ont pas encore réellement évolués !

      J'aime

  9. Alors, du haut de mes cinquante ans et de mon statut de femme, je trouve que tu as raison. Même si j’ai espéré, en vain, que le rap soit moins sexistes que les autres types de musique car il est plus récent et que les « femelles » dont tu parles aient un peu plus de neurones dans le cerveau. 😄

    Aimé par 1 personne

  10. bonjour, comment vas tu? encore un très bel article qui fait réfléchir. bravo pour cela. j’ai écouté du rap autrefois. je n’ai plus 20 ans mais j’étais fan de solar par exemple, mais surtout de I Am qui avait des textes très puissants. je me suis détournée du rap car il ne correspondait plus à mes attentes, mais je ne me reconnais plus dans la majorité de l’industrie musicale occidentale actuelle (et donc pas uniquement le rap) justement à cause de cette hypersexualisation et les clichés qu’elle véhicule. j’espère que les gens/les artistes se réveilleront. passe un bon mercredi et à bientôt!

    J'aime

  11. Bizarrement, ce qui m’interpelle le plus ce ne serait pas qu’il ait « délaissé » cet femme qui me choque (concernant ton premier exemple), mais plutôt qu’il ait couché avec une femme mariée.
    Je n’ai pas regardé en détail, mais ça ne m’étonnerait pas que les « féministes » aient râlé surtout concernant le fait qu’il l’ait larguée. Bout de viande patriarchie blabla toussa.

    Après, misogynie, féminisme.. Bon.. Même combat j’ai envie de dire. Aussi bien dans un cas que dans l’autre, l’un des « genres » est écrasé, et ça n’a rien de bon.

    Je n’ai rien contre les femmes qui prennent les choses en main (il en faut lorsque d’autres n’assument plus leurs « postes »), mais au bout d’un moment, un inversement total des rôles n’a rien de naturel et c’est à mon sens là, le vrai danger.

    Comme tu l’as dit, le rap n’est pas plus sujet à ça qu’un autre genre; c’est simplement plus exposé.

    Encore une fois, dans quel but ? (sisi posons nous la question, j’aime les question casse pieds ;D)

    De ce que j’ai brièvement vu (ne regardant plus la télé et vagabondant rarement sur youtube pour autre chose que des documentaires), il y a une constante : on bombarde un message/une pensée, et peu après, la « riposte » arrive, avec le message totalement inverse. « Oui mais c’est bien on s’exprime ! »; mais je suis convaincue que c’est bien plus profond que ça en terme d’enjeux.
    Ca déstabilise, ça occupe, ça se met dessus sans trop qu’on sache pourquoi, mais finalement : tout le monde a été imprégné au passage.
    Je pense notamment à l’hypersexualisation ambiante.
    Il y a eu une conférence très intéressante de Michel Desmurget à ce sujet : « TV lobotomie », si tu as le temps et l’envie, c’est instructif, bien que ça traite de la tv.

    Quel que soit le message, que l’on soit d’accord ou pas, nous le recevons tout de même (il faut un minimum l’assimiler pour pouvoir en ressortir quelque chose), et ça nous occupe et détourne d’autres sujets qui auraient pu « mériter » beaucoup plus d’attention de notre part.

    La société entière commence à être basée sur ce modèle, malheureusement. Les femmes revendiquent leur droit à jesaispasquoi, les hommes y répondent d’une certaine manière (ah bah être libérée ok pas de soucis, allons-y) et à côté de ça ils vont se faire taper dessus (bouuuuh misogyne !) parce qu’ils auront répondu au premier « appel ».

    Y’a pas une grosse perte de repères quelque part là ? Encouragée par les stimuli de toute part.

    Enfin, si vraiment on prend du recul (de très loin hein) : est-ce vraiment une problématique ? Je veux dire par là, ça a toujours été, non c’est pas forcément une bonne chose, mais pourquoi en faire des caisses ? Pourquoi mettre l’accent là dessus en permanence ? Nous avons à peine le temps de vivre et profiter des choses, et ce peu de temps qui pourrait être utilisé pour souffler.. On est asticoté à rentrer dans des débats « stériles ». C’est dommage..

    Je ne parle pas forcément de ton article en disant ça, car il est bien amené et n’entre pas à mon sens dans un « débat », j’ai peut être un peu dérivé d’ailleurs avec mon pavé mais c’était une réflexion que je me faisais et que j’avais envie de partager. (Ouaip, encore 10min de temps libre envolé ;p).

    Enfin euh.. Bref.. Voilà 😀

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s